Le reporter

FX-IN-SKY-light-left-bis.jpgFrançois-Xavier Guillerm, dit fxg, est le correspondant permanent à Paris des éditions antillaises du groupe Hersant Media (France-Antilles Guadeloupe et Martinique, France-Guyane). Les articles et photos qui sont publiés sur ce blog permettent aux antillo-guyanais de Paris de prendre connaissance de ce qui s'écrit autour d'eux dans les quotidiens régionaux des DFA. A terme France-Antilles devrait avoir son propre site... On nous le promet d'ici 2008. En attendant, ce blog s'adresse à tout ceux qui s'intéressent à l'actualité du 5e DOM.

Le photographe

REGIS-BW-stand-light.JPGRégis Durand de Girard, copyright RDG,  est photographe indépendant. Il vient du théâtre auquel il a consacré vingt ans. Photo-reporter à Paris pour le quotidien régional France-Antilles, il fait des photos pour le théâtre (Fabrice Luchini), la danse (Cie Bisextile, Ménagerie de verre), la télévision (LCP, Canal +) et des créations axées sur le formalisme des lignes et l'impact de la lumière. Ses influences viennent à la fois de Martin Parr pour la sociologie et les lumières, de Weegee pour le fait-divers au flash ou encore de Bruce Weber pour le fashion. L'histoire de la peinture tisse ces liens improbables. Il a publié dans Le Monde, l'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, Matin Plus, Pariscope, l'Yonne Républicaine, Les Nouvelles Calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti...
Pour le joindre ou acquérir les droits des images :
regisdurand@vospiresamis.net

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Lundi 7 juillet 2008
Danses, musiques, couleurs et gaz au carnaval antillais de Paris
2100 carnavaliers issus de 30 associations de métropole et d’outre-Mer. Des chars, des groupes à pieds, des danseurs, des musiciens… Le carnaval tropical de Paris qui s’est déroulé dimanche dernier a été un véritable voyage de la Guadeloupe, en Martinique en passant par la Guyane, Haïti, le Brésil et même l’Indonésie. La 7e édition du Carnaval tropical placée sous le signe du « Dialogue interculturel », a rassemblé quelque 40 000 personnes malgré un temps très maussade. Sur la place Daumesnil-Félix Eboué, dans le 12e arrondissement, le jury composé de personnalités aussi ouvertes qu’internationales avait 3 minutes pour juger de la qualité des prestations. Avec Maurice Jallier, créateur du carnaval de Paris et président d’honneur, les frères Ismaël et Iksu Touré Kunda présidaient un jury composé de Maria-Augusta Rodriguez (l’une des responsables du Carnaval de Rio pour lequel elle forme les jurés), Les Zouk Machine, Bams, Leonora Miano (écrivain originaire de Douala), Kusuma Habir (de l’ambassade d’Indonésie) et Jean-Pierre Guis (conseiller à la mairie du 12e). Le groupe Pikan venu de Guadeloupe a eu beaucoup de succès ainsi que Plastic system band de Martinique (et partenaire de France-Antilles). Ils ont tout deux décroché un prix. Les Guyanais de la MEJOM se sont fait remarquer avec leur banderole vantant la nouvelle liaison Paris–Cayenne sur Air Caraïbes ! RFO avait déployé de grands moyens avec une captation en directe, Flyy Lérandi au déboulé et Thierry Moncontour en plateau pour des directs sous la tente où se sont succédés Krys Obydol, Lynnsha, Slai, Claude Ribbe, Jean-Claude Cadenet, George-Pau Langevin… Dans la rue, le défilé des 29 équipages se terminait par un char de

Flyy et Wallès Kotra de France Ô

hip-hopeurs drainant une foule de carnavaliers festifs. Derrière, en guise de voiture-balai, une largeur de rue de véhicules de police emplis de CRS. Un incident en queue de cortège a d’ailleurs provoqué quelques jets de jets de gaz qu’on a pu ressentir jusqu’à la tribune d’honneur… Après le passage du défilé, les gardes mobiles ont pris position sur la place Félix Eboué et des policiers en civil recueillaient des témoignages comme celui d’une jeune fille qui se plaignait d’avoir été bousculée. Le carnaval terminé, l’activité déployée sur la place Felix Eboué invitait à tout sauf à y rester.

Le palmarès :
Meilleur costume DOM-TOM : PIKAN (Guadeloupe)
Meilleur costume Paris : SIGUINES
Meilleur char : INDONESIE
Meilleur groupe à pied DOM-TOM : PLASTIC SYSTEM BAND (Martinique)
Meilleur groupe à pied Paris : DIFE KAKO
Prix d’honneur : BLOCO DE PARIS
Prix Spécial : CHAYE YO
Prix Coup de Cœur : MIYO



Le groupe martiniquais a fait le voyage spécialement pour défiler à Paris mais est revenu sans prix... Là aussi, l'important c'est de participer !
M. Bordin est resté assis en tribune, mais son épouse carnavalesque (en bleu) rassemble le reste de la famille après avoir conduit le défilé juste devant le jury. Elle n'est pas Mme Adeline de la Briscante, mais Evelyne Brunstein bien connue des groupes carnavalesques pointois.
Les Brésiliens de Bloco de Paris ont largement dépassé les 3 minutes alloués pour danser devant le jury, mais la foule a appécié et les jurés leur ont accordé un prix d'honneur !
La chorégraphe Chantal Loïal et ses danseurs de Difé kako brillent par leur harmonie de groupe. Le jury ne s'y trompe pas. Difé Kako, meilleur groupe à pied de métropole. Difé Kako remporte un prix chaque année depuis qu'il défile à Paris !
Colibri des îles/Flech kan' regroupe des Martiniquais de la région parisienne. De la chaleur et de l'énergie mais pas de prix pour eux...
Ils sont en métropole et ils viennent de Capesterre-Belle-Eau en Guadeloupe. Les Kapesteriens, pourtant bien chorégraphié n'ont pas séduit les jurés.
Les Guyanais de Mo isi mo rot bo, on mo pou di on janbé d'lo !
Les autres Guyanais ! Sinnamary/Gaïana 973
Les excellents Martiniquais de Plastic System band venus exprès à Paris pour emporter le prix du meilleur groupe à pied d'outre-mer !
Les Gwadas de Miyo, eux aussi venus exprès à Paris, ont récolté le prix Coup de coeur du jury.
Pikan (encore des amabassadeurs de Guadeloupe !) ont décroché le prix du meilleur costume des DOM-TOM.
Les Antillais de Woulib n'ont pas eu la même côte que les Vélib' parisiens... Pas de prix...
Le mouvement européen des jeunes d'outre-mer, lui aussi bredouille...

Saki fet fet...
L'association Racin guinen d'Haïti...


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Samedi 5 juillet 2008
La Réunion capitale de l’environnement outre-mer
Durant quatre jours, spécialistes de l’environnement et politiques vont plancher à La Réunion sur le défi environnemental de l’outre-mer européen.
L’outre-mer ouvre en beauté la présidence française de l’Union européenne grâce à une initiative de l’Union mondiale pour la nature (UICN). La Réunion accueille du 7 au 11 juillet une conférence intitulée « L’Union Européenne et l’Outre-mer : Stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité ».
Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Jean-Louis Borloo, ouvrira les travaux lundi. A l’occasion de sa venue il lancera un programme de développement des énergies renouvelables à La Réunion. Le Grenelle de l’environnement a fixé à 50 % à l’horizon 2020 le pourcentage de ce type d’énergie outre-mer. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo ira conclure la conférence vendredi.
Les représentants des sept régions ultrapériphériques de l’Union Européenne (les départements d’outre-mer pour la France) et des 21 pays et territoires d’outre-mer (PTOM) participeront à des tables rondes et ateliers aux côtés des institutions européennes, des organisations non gouvernementales et de petits Etats insulaires.
Délégations antillo-guyanaises
Une délégation martiniquaise sera conduite par Sylvain Bolinois et Lise N'Guela, vice-présidents du conseil régional, une autre guyanaise sera menée par José Gaillou, vice-président du conseil régional et une troisième, guadeloupéenne, sera emmenée par Christian Baptiste, conseiller régional.
Les collectivités d’outre-mer françaises appartiennent à 4 des 34 points chauds de la biodiversité mondiale (Caraïbes, océan Indien, Nouvelle-Calédonie et Polynésie-Micronésie). Ces « hot spots » abritent à eux-seuls 50 % des espèces de plantes et 42 % des vertébrés terrestres. La France occupe donc un rôle essentiel dans la sauvegarde de la biodiversité.
L’outre-mer est particulièrement exposé à de nombreux risques dont celui du changement climatique. Traitement des déchets, énergies propres, conservation de la biodiversité, gestion des écosystèmes, sont autant de thèmes intéressant les collectivités ultramarines.
David Martin (Les Nouvelles Calédoniennes et les Nouvelles de Tahiti)

Faire de la vulnérabilité un atout
Politiques et économistes commencent à prendre conscience que le temps où l’environnement était un sujet réservé aux seuls écolos est terminé. Les conséquences sociales, économiques ou sanitaires de la dégradation environnementale et du réchauffement planétaire sont désormais une réalité. La conférence ouvrira-t-elle la voie d’un « outre-mer exemplaire », en transformant sa vulnérabilité en atout ? Pour Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN  les stratégies mises en place pourraient « servir de modèle pour le reste de l’Europe et du monde, tout en jouant un rôle dynamique dans leurs propres régions ».

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Vendredi 4 juillet 2008
Jego et Karoutchi caressent l’électorat ultra-marin d’Ile de France
L’un est secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, l’autre aux relations avec le Parlement. Ils sont tous deux élus d’Ile de France et ont en ligne de mire la Région en 2010. Hasard ou cocasserie, toujours est-il qu’ils ont choisi le même jour pour jauger leurs troupes dans la sphère ultra-marine. Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement a choisi, en tant que président du groupe UMP à la Région Ile de France, d’inviter les anciens membres de la coordination des comités de soutiens des originaires d’outre-mer à Nicolas Sarkozy (feus les réseaux de Karam) à un déjeuner vendredi midi au siège de la Région, en utilisant sa collègue au groupe régional UMP, Marie-Dominique Aeschlimann comme « trait d’union ». On a donc revu des gens comme Arole Lamasse, Freddy Loyson, René Silo, Eddie Josephau, Alice Catoire, ou encore Sinti Bentimoussa… Tous anciens des comités Karam pendant la campagne présidentielle. En revanche, ce dernier quoique invité n’a pas fait le déplacement !
Ce même vendredi, Yves Jégo a choisi d’inviter les élus et conseillers nationaux UMP d’outre-mer à un dîner auquel devaient participer Patrick Devedjian et Jean-Pierre Rafarin. C’est lors de ce repas qu’Yves Jégo devait lancer (selon Le Parisien) le Club des élus de la majorité présidentielle d’outre-mer (Cemapom). Ce club doit rassembler tous les élus ultra-marins qui soutiennent l’action du président de la République. Marie-Dominique Aeschliman et Roger Karoutchi  ne devaient pas s’y rendre. Le premier a déclaré à la seconde empêchée qu’il avait mieux à faire. En revanche, Marie-Luce Penchard y était attendue.
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Vendredi 4 juillet 2008
Les héritiers d’Aimé Césaire contre l’utilisation du nom de leur père pour « les Césaire de la musique »
Jacques Césaire, au nom des héritiers d’Aimé, a confirmé auprès de France-Antilles, avoir écrit, il y a environ un mois, à Franck Anretar, créateur et co-organisateur des Césaire de la musique, pour lui signifier leur opposition à ce que cette cérémonie continue de faire référence à leur père. « Pas de zouk ni de dance hall associé au nom d’Aimé Césaire, ni aucun ajout qui justifierait l’emprunt du nom de Césaire », a confié Jacques Césaire. Franck Anretar de son côté, a indiqué ne pas avoir reçu de courrier….  Les fils Césaire se sont aussi tournés vers la mairie de Paris par le biais de leur avocat qui s’occupe de cette question-là. Ils ont encore confié être entrés en contact avec Jean-Claude Cadenet de la délégation générale à l’Outre-mer de la mairie de Paris qui a décidé de parrainer cette troisième édition en apportant une subvention de 100 000 euros et qui a demandé au CRAN d’en être coorganisateur. Selon nos informations, Jacques Césaire, ancien collègue de Jean-Claude Cadenet à RFO, lui a bien signifié son refus net de voir toute opération, même enrichie de séquences littéraire et cinématographique, prendre le nom de Césaire. Jean-Claude Cadenet n’a pas confirmé cette information. Il a simplement indiqué que les seuls contacts qu’il avait eus avec Jacques Césaire l’avaient été au titre de leur vieille amitié. Il a toutefois admis qu’ils devaient se voir mardi à Paris… Quoiqu’il soit dit, une note a été rédigée et diffusée en interne à ce sujet à la mairie de Paris. Ni Jean-Claude Cadenet, ni Franck Anretar n’ont déclaré pour l’instant envisager l’annulation ou le débaptême des Césaire… Franck Anretar y voit une opération de déstabilisation à son encontre visant à l’évacuer de l’opération qu’il a créée, mais il assure avoir une lettre mentionnant l’autorisation du chantre de la négritude.
(Avec Adams Kwateh à Fort-de-France)
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Vendredi 4 juillet 2008
9 millions de crédits annulés pour l’Outre-mer
Le ministre du Budget a annulé 9,2 millions d’euros  de crédits de paiement du budget du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer ainsi qu’en témoigne le Journal officiel du 29 juin. Cette somme va alimenter un fonds de 326 millions d’euros destiné à soutenir les pêcheurs, l’hébergement des sans abris et le nouveau secrétariat d’Etat à la région capitale. Cette nouvelle que n’a pas annoncée le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, a été aussitôt contestée par le secrétaire national à l’Outre-mer du PS, Victorin Lurel. Ce dernier en profite pour rappeler que les dettes de l’Etat envers les opérateurs du logement social outre-mer s’élèvent, selon les chiffres donnés par le ministère de l’Outre-mer ou par la commission des finances de l’Assemblée nationale, entre 37 et 475 millions d’euros…
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